podcast de sisim avec Podemus.com

26 mars 2007

Un jour à la Fondation Elisa (Les Lettres de mon Moulin Vert)

Catégorie : Inclassable. Auteur sisim à 12:48.

 

2637 1009 2230/705 Temps superbe et beaucoup d’animation dans la maison. Avec une certaine satisfaction, je note que le passage des laveurs de carreaux a été mentionné dans le programme qu’on nous a donné il y a trois jours. Programme que je n’avais pas encore lu, je suis donc, par ma seule faute, pris de court, je cours - si je peux, handicapé et souffrant que je suis, m’exprimer ainsi - en faisant un geste brusque, un faux mouvement, le risque de déclencher une lombalgie aiguë et de me retrouver à l’hôpital ou à l’infirmerie.

Dans cet état, impossible d’accéder à mes affaires, téléphone fixe et PC, mais aussi à quantité de choses dont j’ai besoin au quotidien. C’est d’abord, au réfectoire, alors que je prends des photos et mon temps pour petit déjeuner, mais aussi pour aider Mme MARX à préparer son fauteuil roulant, disposant son abondant courrier et ses journaux sous forme de coussin, avant qu’elle se relève de la chaise, la pensée affligeante, que j’ai encore oublié de déposer mon sac de linge sale avant de descendre. Il est 8:45, les employés seront déjà passés. Pourtant, tout résigné que je suis, un double rayon de soleil vient me réchauffer le coeur, c’est Armand KAHN, qui vient à moi, me demander si j’ai déjà préparé mon sac. Aussitôt, laissant tout sur place à ma table, je file en fro bisa ma chambre et j’ai tout juste le temps de faire le nécessaire, Armand est déjà derrière moi. Ouf! Cette fois, grâce à lui, mon linge sera traité sans retard. Les employées ont en mon absence défait le lit, retiré le linge sale. Le laveur de vitre arrive, mais je n’ai pas encore dégagé le terrain, alors, au lieu de m’aider, ce qui ne lui prendrait pas une minute, il va plus loin, me laissant faire. Quand il revient, j’ai dégagé les rideaux et il a vite fait de nettoyer les vitres. Il travaille si vite que je dois constater, après son départ, que je dois repasser derrière. Ou ne rien faire, sinon une photo, comme ça, pour documentation. Sur la terrasse, je peux voir aussi une animation fébrile aux environs. D’abord une voiture stationnant dans l’allée du MV, qui empêche la voiture du facteur d’accéder à l’entrée principale. Il doit se garer sur le parc déjà fort encombré par trois voitures rouges des laveurs de vitres, celle d’un médecin (femme), de M. ROSER et la mienne, suivie bientôt de la petite SMART de Fabienne, du labo du Dr B. LEVY. Devant la cuisine, un gros camion blanc décharge la nourriture, prisée en toutes lettres pour son goût. Une autre équipe d’employées arrive, qui apporte serviettes et gants de toilette, et fait mon lit. Entretemps, j’ai déposé les serviettes et gants utilisés, roulés sur la rampe, dans le couloir, une autre équipe passera les prendre. Annie V. vient avec Sonia, nouvelle employée ? Elles font le lit et je leur montre comment plier les taies pour mon oreiller spécial "cervicales". Annie pense que ce n’est pas la peine que je lui montre, qu’elle aura tôt fait d’oublier mes conseils. Et les deux dames partent sans avoir remis le lit en place ni posé le dessus de lit, la couverture en laine avec le motif de Bambi. Pourtant, je leur avais demandé de le faire. Je fais la remarque qu’elles sont tellement stressées, par principe, qu’elles ne prennent pas le temps - Annie me corrige "Nous n’avons pas le temps!" Ce qui, dans mon cas, n’est pas justifié:

Je suis un des rares, dont on ne fait le lit que tous les quinze jours, dont on ne vient pas changer le verre toutes les semaines, dont on n’a pas à ramasser les couches ou les draps souillés, pas à désinfecter la poubelle, parce que jamais en contact avec autre chose que le plastique propre des bouteilles d’eau, bref, l’expression "faire une exception, qui ne fait que confirmer la règle!" prend tout son sens. Pourquoi devrai-je - en voulant bien faire - en pâtir?

25 mars 2007

Catégorie : Inclassable. Auteur sisim à 20:38.

Les chansons qui me reviennent, trésors de la mémoire

Catégorie : Inclassable. Auteur sisim à 1:16.


SiSi/Editeur/Enfance  Dossier ouvert le 19104

 

 

Mes stations à partir de la déportation de mon père en 1942

 

Préventorium de St Hilaire du Morvan – après septembre 1942, avec Manuel et Paulette. Jeannette était en nourrice, à Château Chinon ? Maman ne prenait jamais de notes, elle n’était pas une intellectuelle et même, si elle avait eu des lettres, elle n’en aurait jamais eu le loisir. Avec quatre enfants à nourrir et à soigner, elle n’avait pas le temps de s’occuper de sa propre personne. Montargis ?

Montgeron Sans être sûr de ce souvenir, je sais encore que je pleurais de bonheur, très ému à l’arrivée de Maman. Elle avait pris le surnom de Madame « Frigo » car elle ne disait pas « Il fait froid » Quel âge avais-je ? Mes souvenirs sont flous, je ne sais pas exactement si j’étais à Montgeron, mais je me souviens d’une assistante sociale qui m’avait demandé si je voulais y aller.

St Paul en Chablais (Savoie) J’étais seul parmi d’autres enfants. Envoyé par qui ? Le directeur avait un chien, un épagneul qui tirait la langue au cours des excursions. Pour lui faire de l’ombre, quand nous faisions une pause, je me tenais entre lui et le soleil. Je devais avoir 10 ou onze ans.

Baden-Baden – Eté 1946 ? Dans une caserne allemande, occupée par des Français. Nous allons au cinéma et chacun paye avec un petit billet de cinq marks, si ma mémoire est bonne.
Le Mesnil le Roi – Les Glycines ou en face
Draveil
Moissac
Château de Laversine

 

2537 Impossible de dire où je l’ai apprise, mais cette chanson, comme une centaine d’autres, je veux la fixer pour plusieurs raisons. Cela devait se passer dans les maisons d’enfants que j’ai dû fréquenter avant et après la guerre (1939-1945) D’abord un sentiment de profonde reconnaissance pour les moniteurs, éducateurs et autres personnes qui se sont donnés la peine de nous faire chanter et se sont occupés de nous avec dévouement et simplicité. Voici la première, dont j’aimerai aussi donner le son par ma voix, mais je ne suis pas encore un phénix de l’audio. Patience, ça viendra, quand j’aurai le temps d’étudier la question ou qu’un ami expérimenté m’aidera

Dedans ma chaumière,
Pour y être heureux,
Combien faut-il être ?
Il faut être deux !

Oui ma chaumière,
Je la préfère,
Avec toi, avec moi,
Au palais d’un roi !

 

23 août 2005

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Catégorie : Non classé. Auteur sisim à 13:04.

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